Le pape est mort.
Derrière les portes closes de la Chapelle Sixtine, cent dix-huit cardinaux venus des quatre continents vont participer à l'élection la plus secrète qui soit.
Ce sont tous des hommes de foi. Mais ils ont des ambitions. Et ils ont des rivaux.
En secret, les alliances se préparent.
Ce n'est plus qu'une question d'heures... L'un de ces cardinaux va devenir la figure spirituelle la plus puissante au monde. Sur la place Saint-Pierre, deux cent cinquante mille chrétiens attendent de voir la fumée blanche apparaître.

Bienvenu au cœur du conclave, la plus secrète des élections. Comme d'habitude, Harris nous plonge dans un récit intime et précis d'une société et d'un État auréolés de mystères. 118 cardinaux doivent élire le nouveau Pape ; ils sont sensés le faire en leurs âmes et conscience et dans le seul soucis de préserver la chrétienté. Oui, enfin ça, c'est dans les textes car dans la réalité, on découvre que c'est comme toute élection : achat, magouille, jeu d'alliance ou de dés-alliance, mesquinerie, mensonge... Rien ne sera épargné au Cardinal Lomeli, doyen et désigné pour veiller au bon fonctionnement du conclave.

Nous découvrons les us et coutumes ainsi que les rites qui entourent cette élection et nous entrons de pleins pieds dans la chapelle Sixtine. Grâce à des recherches précisent et très documentées, ce livre se lit comme un docu-fiction et nous happe par sa multitudes de détails, de découvertes historiques. L'auteur ne nous oblige pas à adopter la foi chrétienne même si beaucoup de références aux saintes écritures émaillent le récit, il nous raconte un évènement que nous avons tous suivis, un jour, à la télévision.

Le personnage principal, le Cardinal Lomeli Jacobo, est attachant. Avec lui, nous ressentons ses doutes, son questionnement, son dégoût face aux gestes de certains cardinaux. Et que dire de Benitez, Cardinal arrivant de nulle part, à l'improviste alors que personne ne connaissait son existence ni sa nomination. 

Nous accompagnons Lomeli dans sa quête de vérité et il faut bien le dire, c'est passionnant. De plus la petite pointe d'humour de l'auteur face à ces cardinaux au ventre prédominant et aux doigts boudinés, nous rend cette lecture très agréable.

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