LA FILLE DE BROOKLIN - MUSSO, Guillaume

Je me souviens très bien de cet instant. Nous étions face à la mer.
L'horizon scintillait. C'est là qu'Anna m'a demandé :
" Si j'avais commis le pire,
m'aimerais-tu malgré tout ? "
Vous auriez répondu quoi, vous ?
Anna était la femme de ma vie. Nous devions nous marier dans trois semaines. Bien sûr que je l'aimerais quoi qu'elle ait pu faire.
Du moins, c'est ce que je croyais, mais elle a fouillé dans son sac d'une main fébrile, et m'a tendu une photo.
– C'est moi qui ai fait ça.
Abasourdi, j'ai contemplé son secret et j'ai su que nos vies venaient de basculer pour toujours.
Sous le choc, je me suis levé et je suis parti sans un mot.
Lorsque je suis revenu, il était trop tard : Anna avait disparu.
Et depuis, je la cherche.

Et Raphaël part à la recherche de sa promise avec l'aide d'un ancien flic de la BRB, Marc Caradec, blessé dans son corps et dans son âme. Raphaël c'est un écrivain en panne d'inspiration. Raison invoquée : papa célibataire il doit se consacrer à l'éducation de son fils. Lors d'une visite en pédiatrie il fait connaissance d'Anna jeune étudiante en médecine. Coup de foudre réciproque et mariage en vue. Mais à la veille du mariage, Raphaël pose la question qu'il ne faut pas : dit moi ton secret. Anna lui répond en montrant une photo... Et tout bascule. Qui est réellement Anna, pourquoi des hommes peu respectables sont-ils à sa recherche ?

Voilà en quelques lignes le nouveau Guillaume Musso. On n'échappe pas à son passé, on a beau l'enfouir au plus profond de nous, il refait toujours surface. L'histoire se déroule sur trois jours et nous plonge dans une course poursuite menée tambour battant, à un rythme effréné sans temps mort. Malgré un coup de mou vers le milieu du livre, Guillaume Musso est diabolique à souhait, il nous entraine de fausses pistes en fausses pistes pour un final triste mais éblouissant. Je n'ai qu'un mot : MAGNIFIQUE.

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