LES PILIERS DE LA TERRE - FOLLETT, Ken

Le roman se passe dans l'Angleterre du XIIème siècle. L’auteur brosse en toile de fond un contexte historique perturbé par la guerre entre les prétendants au trône, la famine et la lutte pour le pouvoir entre politiques et religieux. Ken Follett met en scène plusieurs personnages issus de différentes classes sociales. On suit donc tour à tour Philip, le prieur de Kingsbridge, la famille de Tom le bâtisseur, William qui se bat pour son titre de comte, Ellen, la hors-la-loi aux allures de sorcière ou encore Aliéna, fille d’un comte déchu. Le point central qui relie ces différents personnages est la construction de la cathédrale de Kingsbridge, enjeux des espoirs et des querelles. Entre passion et haine, envers et contre tout, le bâtiment s’élève peu à peu. Cela faisait un petit moment que ce livre tronait dans ma PAL. Je l'avais commencé, abandonné et enfin lu pour mon plus grand bonheur. On n’a vraiment pas le temps de s’ennuyer en lisant ce roman d'aventures très dense, tant les intrigues sont passionnantes et les rebondissements nombreux. Fresque historique avec fil rouge la construction de la cathédrale qui s’appuie sur des complots, guerre de succession, rebondissements liés à la construction de la cathédrale ou au conflit qui oppose les deux familles, Hamleigh et Shiring. Je ne peux que souligner le talent de l’auteur pour évoquer des sujets comme l’architecture d’une cathédrale ou les intrigues d’une guerre civile sans être rébarbatif. Les descriptions sont constructives et dénotent d'une profonde recherche de documentation de la part de l'auteur. Fruits de recherches poussées sur le Moyen-Âge et les bâtisseurs de cathédrales, ces 1000 pages rassemblent tous les tomes de cette saga à succès, qui a même été adaptée en série télévisée. Les personnages sont très intéressants chacun à leur manière : certains sont attachants, d’autres détestables. Ils sont tous très convaincants. J’ai adoré le prieur Philip qui est un personnage tantôt trop orgueilleux et égoïste mais peut être perçu comme généreux et fiable ; il est attachant même si par moment on aimerait bien lui mettre un coup de pied aux fesses. Mais le personnage le plus inattendu est bien entendue : LA CATHEDRALE. Tout tourne autour de sa construction et sans elle pas d’intrigue, pas d’histoire. Même s'il ne s’agit que d’un support propre à relater la vie au XIIe sciècle et à mettre en avant un fond historique sur lequel viennent se greffer plusieurs intrigues, plusieurs destins. Elle permet aussi de découvrir une confrérie, les maîtres maçons, la solidarité mais aussi la rudesse qui l’anime. C’est un roman très long (cela faisait longtemps que je n'avais relevé un tel défis) mais franchement, c'est avec un certain regret que j'ai refermé le livre. J'aurais bien poursuivi encore cette aventure même si j'ai vu qu'il y avait une suite.

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